Si tu fais une recherche sur le statut d’intermittent, cet article ne répondra pas à ta question. Ici on parle de bouffe ou d’absence de bouffe. Et d’ailleurs en l’occurence, c’est l’absence de nourriture qui gagne aujourd’hui.

On se fait souvent une montagne du jeûne. Moi la première, avant d’essayer je pensais que ce n’était pas pour moi et je me trouvais plein d’excuses pour cela : 

  • C’est incompatible avec l’énergie qu’il faut déployer pour s’occuper des enfants
  • J’ai un train de vie trop speed, je vais tomber dans les pommes
  • Je ne pourrais pas résister à la faim, ni à la tentation
  • Si les autres autour de moi vivent et mangent normalement c’est ingérable
  • Il faut que je fasse à manger à ma famille, sans manger… Impossible !
  • J’ai une cliente en coaching ce matin, il ne faudrait pas que je manque d’énergie et que ça se voit !

Bref, c’est assez facile de se trouver des tas d’excuses et d’écouter ses peurs. Et en même temps c’est légitime. L’inconnu fait peur et la privation, n’en parlons pas.

Il existe quand même une autre méthode pour se lancer doucement dans l’aventure et récolter quelques bienfaits, c’est la pratique du jeûne intermittent.

Celui-là on peut le pratiquer tous les jours. 

Il suffit de diner tôt et de prendre un petit déjeuner tard, voir de sauter le petit dej. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Tu dines à 19h, tu prends ton petit dej à 10h ou tu fais l’impasse jusqu’à 12h et te voila pratiquant du jeûne intermittent. 

Il nous permet d’apprendre à ressentir la faim tranquillement, d’écouter nos rythmes. Combien d’entre nous prennent un petit déjeuner à heure fixe sans se poser la question « est ce que j’ai faim ce matin ? » ou encore « de quoi ai-je vraiment envie ? ». Celui qui n’a jamais essayé autre chose que le pain-beurre passe à côté d’une foultitude d’options  : salade de fruits frais, jus frais, smoothie, smoothie bowl, porridge, chia pudding … Il y a plein de façon de se nourrir pour démarrer la journée du bon pied et ce n’est pas forcément celle à laquelle nous avons été habitué.

Mais le plus gros bénéfice du jeûne intermittent est ailleurs. C’est un vrai accès à la detox quotidienne. Il permet à notre corps de faire le nettoyage dont il a besoin, régulièrement.  Toute ménagère le sait. Il vaut mieux nettoyer au fur et à mesure qu’une fois par semaine, voir ne fois par mois. Notre corps sera un bien meilleur allié si nous le laissons se nettoyer quotidiennement de toutes les sources de pollution auxquelles nous l’exposons : savon en bouteille, eau du robinet, air que l’on respire, nourriture industrielle ou gavée de pesticide, shampoings aux formules douteuses, lessive, stress, etc. 

Les religions, dont je ne suis pas très adepte pour tout te dire, ont installé cette pratique hygiéniste parce qu’ils savaient cela nécessaire. Le Ramadan et le Carême sont de bons exemples de jeûnes intermittents. 

On mange quand même tous les jours, mais seulement à certaines heures pour le Ramadan. Et entre 2 repas, il y a beaucoup de temps pour que le corps face son office de nettoyage. C’est une pratique plutôt saine que j’ai vu garder même par des personnes non pratiquantes. 

Pour le Carême c’est moins clair. Mais ce que j’en ai compris c’est qu’on réduit quand même ses apports au maximum et on évite tout ce qui est carné. C’est une invitation claire à la frugalité !

Bon alors, ça vaut le coup d’essayer non ? Et là, ce n’est pas la peine d’attendre lundi, on peut s’y mettre dès demain 😉